Colum McCann : TransAtlantic

1845, Lily quitte Dublin pour le Nouveau Monde, bouleversant le destin de ses descendantes : Emily, Lottie, Hannah. Des vies minuscules marquées par l’Histoire et ses héros – l’esclave Frederick Douglass, les aviateurs Alcock et Brown… Entre l’Irlande et l’Amérique, du XIXe siècle à nos jours, leurs voix se mêlent, tissant une fresque vertigineuse sur l’exil et l’espoir.

2013 // éditions 10/18


Un livre que j’ai eu beaucoup de mal à lire.

J’ai eu ce livre dans une opération deux achetés, un offert menée par l’éditeur. Il ne m’a jamais sincèrement intéressé : voilà, le tableau est planté. Bon, après tout, pourquoi pas, étant intéressée par les romans historiques, je lui ai quand même laissé sa chance. Finalement, cette lecture s’est révélée être l’une de mes plus mauvaises expériences cette année.

Déjà, j’ai du mal à définir ce de quoi parle de ce livre. Assez grossièrement, on peut dire que c’est l’histoire d’une famille sur plusieurs générations. Il est divisé en deux parties : d’abord nous est contée l’histoire de plusieurs hommes illustres : la traversée transatlantique des aviateurs Alcock et Brown, la visite de l’esclave Frederick Douglass et les négociations pour la paix en Irlande du sénateur George Mitchell. Ensuite, on voit la progression de la descendance de Lily Duggan, entre Irlande et Nouveau Monde.

La première partie a été très laborieuse pour moi. Pour faire court : je n’ai pas réussi à rentrer dedans. Du tout, du tout. La première histoire d’avions m’a plutôt plu, mais rapidement les choses se sont gâtées. Je n’arrivais pas à savoir où l’auteur voulait en venir. Je ne peux même pas dire que c’était un tant soi peu intéressant. Beaucoup de personnages entrent, sortent, sans qu’on ait eu le temps de s’y attacher ni même de comprendre leur fonction. Frederick Douglass était trop mystérieux pour moi. Et l’histoire de Mitchell ne m’a pas plus convaincue. Bref, un calvaire.

Plafond bas dans chaque pièce, excepté celui de la bibliothèque, comme s’il fallait se pencher partout, sauf devant les livres.

Par contre, je dois avouer que la seconde partie était un peu plus fluide, déjà. J’ai mieux su apprécier le déroulé de la vie des Ehrlich, génération après génération. Le bémol est que ce déroulé était très linéaire, très « une chose après l’autre ». Et du coup, cela ne va pas vous surprendre : j’ai été ennuyée. En plus, j’ai trouvé que c’était redondant. Les histoires juxtaposées ainsi, et courtes, ne m’ont pas permise de m’attacher aux personnages. Du coup, je n’étais pas spécialement touchée par ce qu’il se produisait. Bref, ce bouquin m’a hélas laissée de marbre, malgré les quelques incartades sur le fil du destin bien écrites.

D’ailleurs, parlons-en, de la façon d’écrire de l’auteur. C’était sec, court. Comme une écriture blanche. Mais ce qui m’avait tant charmée dans L’Etranger de Camus ici m’a vraiment déplu. L’écriture de l’auteur a agi comme un répulsif sur moi. Il a rendu ma lecture très laborieuse et lente. Je comptais les pages, n’arrivais pas à réellement me plonger dedans. Et cela a été rédhibitoire, car cette écriture a été un rempart entre moi et l’histoire. Si elle m’a tant laissée indifférente, je pense que c’est parce que je suis passée à côté de sa profondeur, de son sens véritable. L’écriture de l’auteur a été un rempart entre moi et un quelconque intérêt pour ce qui est narré. Dommage car il y avait un potentiel.

A quoi nos vies se résument-elles, finalement ? Des séries d’incidents posés sur de courtes étagères, et qui parfois se regardent de travers.

Soulignons quand même un point fort de ce livre : son aspect historique. Le fil rouge, l’Irlande et son histoire : guerres entre catholiques et protestants, sécession, Troubles… m’ont vivement intéressée. Les éléments véridiques glissés dans la fiction m’ont beaucoup plu, même si je n’ai hélas pas assez de culture pour pouvoir correctement les appréhender. D’ailleurs, désormais, j’ai très envie de me plonger là-dedans et de me procurer de nouveaux livres à ce propos ! Cependant, on ne peut pas qualifier ce roman de roman historique à mon sens car il ne traite pas de ces événements dans leur coeur même, tout au plus les évoque superficiellement. Mais il a tout de même éveillé ma curiosité !

Pour remuer le couteau une dernière fois, je concluerai en disant que je n’ai tout simplement pas apprécié ce livre. Ni l’histoire, ni l’écriture ne m’ont charmée. Dommage, car il avait l’air un peu intéressant quand même.


Colum McCann est un écrivain irlandais né en 1965. Après avoir été journaliste, il commence à écrire des romans en 1995 et accède à la notoriété avec Et que le vaste monde poursuive sa course folle (Let The Great World Spin, 2009) primé à de nombreuses occasions. Il vit à New York où il enseigne l’écriture créative. (Wikipédia)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s