Stephen King : Docteur Sleep

Danny Torrance, le petit garçon qui, dans Shining, sortait indemne de l’incendie de l’Overlook Palace, est devenu un adulte. Alcoolique et paumé comme l’était son père, il est maintenant aide-soignant dans un hospice où, grâce aux pouvoirs surnaturels qu’il n’a pas perdus, il apaise la souffrance des mourants. On le surnomme Docteur Sleep. Lorsqu’il rencontre Abra, une fillette de 12 ans pourchassée par un étrange groupe de voyageurs, Danny va retomber dans l’horreur. Commence alors une guerre épique entre le bien et le mal…

le livre de poche | horreur


J’ai bien aimé cette suite peu effrayante

Shining, c’est LE roman que l’on relie à Stephen King. Je l’avais adoré, à ma grande surprise – alors que je pensais juste avoir trop peur pour le lire. Docteur Sleep, qui est généralement qualifié comme sa suite -mais qui ne l’est pas vraiment-, était par conséquent dans ma wishlist depuis longtemps. On me l’a offert à Noël, et après quelques mois à tergiverser devant la taille de ce pavé (800 pages, tout de même), me voilà lancée la tête dans le guidon. Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai aimé ce livre. Mais pas assez.

Je m’explique. Cela vient d’abord de ce que j’avais ressenti en lisant Shining : du début à la fin, scotchée à mon siège, redoutant même de tourner la page. En lisant le résumé, j’étais certaine de ressentir la même chose en lisant celui-ci. Et j’ai été déçue de ce côté-là. C’était édulcoré. On suit ici les relations entre ce fameux Dan Torrance et une petite fille, Abra, dotée comme lui du Don. Abra est poursuivie par le Nœud Vrai, une caravane de voyageurs millénaires qui veut lui soutirer quelque chose (mais quoi ? Lisez le livre pour le savoir !). Je ne saurais détailler plus sans vous dévoiler les rouages de ce roman très linéaire, en somme.

Franchement, l’histoire était intéressante. Pour me faire lire ce gros roman en une semaine, il fallait bien qu’elle le soit ! Pour être honnête, je n’ai pas été touchée par le suspense. Mais les événements s’enchaînaient avec assez de verve pour me tenir attentive. Je n’ai pas du tout eu peur comme je le pensais, mais à la place, j’ai ri, j’ai espéré, j’ai craint pour la vie des personnages. Justement, le roman est assez long pour que l’on s’y attache profondément. J’ai adoré ceux qu’on me menait à adorer, détesté ceux que l’on me poussait à détester. Oui, je suis plutôt influençable… Mais j’ai également eu une tendresse pour le grand méchant, voyant sa fragilité, voyant que sans son groupe, il n’est plus rien. Chaque personnage est très façonné, très creusé, à l’anecdote près. Ce relief est admirable et donne de l’intérêt au livre quand les longueurs se font trop nombreuses.

Autre chose que j’ai apprécié, ce sont les multiples références au premier « tome » de la duologie. Cette suite qui n’est pas une suite se nourrit évidemment des restes de son prédécesseur. Mais comme j’avais adoré Shining, j’ai été conquise par cela ! Ce sont parfois des remarques infimes, de petits événements qui résonnent et font remonter à la surface les souvenirs de cette agréable lecture. Les choses s’emboîtent les unes dans les autres. Les deux romans se répondent, et Docteur Sleep vient compléter le premier. J’adore !

Mon bémol est quelque chose que j’ai du mal à exprimer. Je crois que ce roman était trop fantastique pour moi. Ce doute entre le réel et l’irréel constant dans Shining m’a manqué. Cela combiné avec une impression de toute-puissance émanant d’Abra qui était un peu pénible, à la longue. En plus, les choses mettent vraiment du temps à se mettre en place, ce qui ce qui n’est pas peu dire. L’introduction paraît être nécessaire pour vraiment mettre les choses en place, mais c’était trop long pour moi. Je voulais de l’action ! Remarquez, au final, j’ai été servie.

En bref : un livre qui vaut le coup d’être lu, surtout si on a aimé Shining. Une histoire intéressante et accrocheuse, des personnages chouettes et attachants. Il m’en a manqué un chouïa pour vraiment m’incliner devant ce roman.


Stephen King est né le 21 septembre 1947 dans le Maine. Il a écrit une cinquantaine de romans depuis son premier, Carrie, paru en 1974, et quatre fois plus de nouvelles. Il est connu pour être un maître du suspense et de l’horreur.

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