Amélie Nothomb : Stupeur et tremblements

<p class="has-text-align-center has-normal-font-size" value="<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80">Au début des années 1990, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du soleil levant. D'erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie. Au début des années 1990, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l’implacable rigueur de l’autorité d’entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du soleil levant. D’erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie.

le livre de poche || autobiographie ; contemporaine


Agréable, mais il ne m’a pas marquée.

Je connais un peu Amélie Nothomb. J’ai lu quelques-uns de ses livres, il y a longtemps. En particulier, je vous avais parlé d’Acide Sulfurique (cliquez !). Quelques années après, au cours d’une vaste opération de vidage de PAL, me voici à lire Stupeur et tremblements, que je me suis procurée il y a quelques années déjà. Je m’attendais à avoir du mal à le lire et à patauger dans la manière d’écrire très spéciale d’Amélie Nothomb. Mais cela n’a pas été le cas. La preuve : en deux jours, il était fini…

« Dans l’ancien protocole nippon, il est stipulé que l’on s’adressera à l’Empereur avec ‘stupeur et tremblements' »
Le résumé en dit déjà long ; cette autobiographie est celle de la déchéance de l’auteure au sein d’une firme nippone. Point de pitié pour une blanche au pays du Soleil Levant : tour à tour elle sera sous-fifre, idiote finie et « handicapée mentale ». Stupeurs et tremblements est une réelle immersion au sein du monde du travail au Japon, dans cette rigueur d’esprit, là où l’honneur prime sur tout le reste.

Un style d’écriture au service du sujet.
Ce que je reprochais beaucoup à Amélie Nothomb dans La Nostalgie heureuse, par exemple, c’est cette curieuse distance qu’elle met entre elle et son écrit. Comme si, au lieu de rédiger son histoire, elle commentait un film à la télévision. Cela m’avait empêché de m’attacher au récit et de me plonger dans mon livre. Mais là, là ! Ca tombait à pic ! Cette distance rendait son histoire encore plus cocasse. Elle joue à se défenestrer, parle de nettoyage de toilettes avec une simplicité, un retrait qui change véritablement la donne. Je pense que de la part d’un quelconque autre auteur, je n’aurais pas apprécié l’ouvrage. Mais de la part d’Amélie Nothomb, j’ai lu ce livre comme un mange son goûter (oui, bon…).

Un humour décapant.
Evidemment, lorsqu’on touche le fond comme l’a fait Amélie Nothomb, sans garder un certain sens de l’humour, on ne peut pas s’en sortir. La distance dont je parlais plus tôt a également cet effet : ce livre fait rire. Pas rire du bout des lèvres, non. Rire d’un franc éclat de rire. Cette naïveté dont je parlais fait mouche à chaque ligne. La narratrice a un total manque d’ambition et se conforte très bien dans cette situation, portant un regard ironique sur sa situation.

Un aperçu de la culture nippone.
Et quelle situation ! Ce qui la met dans ces beaux draps, c’est principalement le rapport particulier qu’ont les japonais avec leur travail. Cliché au réalité ? Amélie Nothomb ayant vécu de longues années au Japon, j’ai tendance à lui faire confiance, bien que j’imagine que tout a été romancé et exagéré. Là-bas, tout n’est que question d’honneur : c’est « incompréhensible au profane » comme l’explique le résumé. La preuve : Amélie a eu du mal à le comprendre. Et moi aussi, pour le coup ! C’était très surprenant et très intéressant de découvrir le mode de pensée et la rigueur nippones pour quelqu’un qui, comme moi, ne s’y connaît que très peu.

Un roman d’une traite.
Qu’est-ce que j’ai à reprocher à ce roman ? D’abord, quelque chose qui peut paraître futile : ce roman n’a pas de chapitres du tout. Du coup, j’avais un peu de mal à le lâcher. Ensuite, il était quand même assez répétitif, on ne va pas se le cacher. Amélie fait des efforts, Amélie se fait humilier par sa hiérarchie, Amélie fait des efforts… Heureusement, le livre fait moins de deux cent pages donc ce n’est pas si pénible au final. Cela fait juste que ce roman, qui est donc rapide à lire, ne restera pas gravé dans ma mémoire !

Amélie Nothomb nous livre avec cette autobiographie un témoignage particulier sur les us et coutumes nippones. Son humour incisif en font un roman agréable à lire, mais il ne me marque pas du tout.


Amélie Nothomb est une auteure belge très réputée née en 1966. Elle a écrit de nombreux romans dont Stupeur et Tremblements, Métaphysique des TubesLa Nostalgie heureuse Et Pétronille. Son style particulier lui vaut d’être adorée ou au contraire détestée par ses lecteurs. Comme dirait Romain Gary, « il faut aimer ».

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