Anne-Laure Bondoux : L’Aube sera grandiose


ANNE-LAURE BONDOUX
L’aube sera grandiose
342 pages
Editions Folio
Littérature contemporaine

Titania emmène sa fille, Nine, seize ans, dans une mystérieuse cabane au bord d’un lac. Il est temps pour elle de lui dévoiler des événements de sa vie qu’elle lui a cachés jusqu’alors. Nine écoute, suspendue aux paroles de sa mère. Flash-back, anecdotes, personnages flamboyants, récits en eaux troubles, souvenirs souvent drôles et parfois tragiques, bouleversants, fascinants secrets… Peu à peu jaillit un étonnant roman familial, qui va prendre, pour Nine, un nouveau tour au matin..

EN TROIS MOTS : rocambolesque, intriguant, attachant


En fait, je me suis achetée ce livre dans l’objectif de me faire ma propre opinion. J’en ai vu des vertes et des pas mûres : certains disent qu’il est génial, d’autres qu’il ne vaut pas le coup. J’avais besoin de me positionner dans ce débat. Finalement, le lire n’aide pas tant que ça puisque je suis mitigée ; globalement, ce livre ne m’a pas marquée.

L’avenir, c’est l’image ! a insisté Rose-Aimée. Tant pis pour les amoureux des mots.

Un synopsis pourtant intriguant
Le résumé en dit assez : ce roman relate l’histoire de Titania qui décide qu’il est temps de révéler à sa fille tous ses secrets de famille. Accrochez vos ceintures, direction une ambiance chalet en bord de lac, café chaud, nuit blanche et révélations, avec cette seule promesse : l’aube sera grandiose ! Le coin du rideau est levé par la quatrième de couverture ; le reste est à la curiosité du lecteur. De chapitre en chapitre, dans un premier temps du moins, j’ai été très intriguée par les perspectives offertes par ce synopsis qui donne envie d’en savoir plus. L’autrice a su ménager son suspense dès les premières pages : on se retrouve dans les bottes de Nine, à se poser mille questions sur Titania. Cet aspect-là, pour moi, est très réussi.

Vous avez dit réaliste ?
Evidemment, en partant de là, j’en attendais beaucoup. Le livre montait crescendo et je ne voulais en aucun cas être déçue par le dénouement. Finalement, tout m’a semblé trop rocambolesque. Je n’y ai pas cru une seconde et, vers la moitié du livre, le charme s’est complètement brisé. En trois mots : j’ai décroché. J’ai donc été terriblement déçue de l’issue de ce roman. De plus, l’alternance entre passé et présent, qui dans un premier temps m’a semblé être une bonne manière de dynamiser la narration, a fini par s’essouffler et m’a agacée. Heureusement que les chapitres étaient court pour relancer mon envie de lire.

J’ai haussé les épaules. Je m’en fichais complètement des gentils et des drôles ! Je m’en fichais, du respect ! J’avais besoin de magnétisme, d’aventure ! J’avais besoin de la flamboyance d’un chef de guerre, quitte à mourir sous les ruines de la passion amoureuse !

Sauvé par la plume
Je ne reste pas sur cette triste note négative car l’écriture d’Anne-Laure Bondoux reste remarquable. Agréable, poétique, porteuse de sens : pour moi, elle a sauvé cet épilogue qui à mes yeux frôlait la catastrophe. J’ai ressenti beaucoup d’émotions : colère, tristesse… Ce qui n’est pas donné à tous les livres que je lis. Certains passages sont extrêmement touchants et, rien que pour eux, je ne relègue pas ce livre au grenier.

Des personnages très attachants
Autre point fort du roman : les personnages, tous autant qu’ils sont, sont attachants, exception faite de Nine qui était proprement insupportable, incarnant une jeunesse trop connectée et trop éloignée des valeurs simples. (Franchement j’ai failli abandonner le roman en constatant le parti pris de l’auteure, je n’ai pas supporté.) Par contre, Titania, sa mère, ses frères… Etant personnellement proche de ma famille, j’ai été très touchée par leurs relations, et cela a fait que je me suis accrochée aux frères de Titania comme à mes propres frères. J’ai beaucoup aimé.

C’était un de ces moments paisibles et rares, presque parfaits, où l’enfance se fixe au plus profond de la mémoire, un de ces moments qu’on voudrait retenir, pour y rester comme dans une bulle infiniment.

Pour conclure, bien que très emballée par ce livre au départ, j’ai très vite été agacée par la tournure que prenaient les évènements. C’est dommage car ce livre aurait pu devenir petit à petit un vrai coup de coeur. Cependant, beaucoup de choses m’ont aussi énormément plu et je pense que je relirai l’autrice sans hésiter !


Anne-Laure Bondoux est une écrivaine française, notamment de livres pour la jeunesse. Ses romans les plus plébiscités sont L’Aube sera grandiose et Et je danse, aussi à quatre mains avec Jean-Claude Mourlevat.

Lien vers son site

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s