Julia Galindo : RéValité


JULIA GALINDO
RéValité
266 pages
Thriller
Auto-édité

Se réveiller sans aucun souvenir dans une chambre d’hôpital et devoir compter sur un SDF pour apprendre son identité, passe encore.
Être le cobaye d’une organisation secrète qui essaye de vous éliminer depuis qu’elle ne peut plus vous contrôler, ça commence à faire.
Mais craquer pour un Don Juan qui vous rend nymphomane, nourrir une mégère acariâtre, avoir un aveugle tyrannique sur le dos et devoir empêcher un savant fou de poursuivre ses expériences de manipulation génétique. Là, c’est trop !
Il est temps de passer à l’action et d’arrêter de prendre ses rêves pour la réalité…

Été 2018, Gaïa se réveille amnésique mais avec la capacité de ressentir les émotions d’autrui. Au son des cigales, de la campagne orangeoise à la Costa Brava, elle part à la chasse.
Ses souvenirs, le consortium transhumaniste qui les lui a volés, un trafiquant sans scrupules aux velléités d’eugénisme, des papillons dans le ventre… Que va-t-elle attraper dans ses filets?

En trois mots : détonnant, humoristique, mais je n’ai pas accroché


Voici un nouveau service presse. Je l’ai accepté car l’autrice, très sympathique, m’a vendu un « thriller scientifique ». J’ai mis du temps à l’entamer, mais je l’ai ensuite lu très rapidement. Globalement, j’avoue ne pas avoir su l’apprécier, mais je ne nie pas qu’il s’agit d’un bon livre. Je pense que le genre ne m’a pas convenu. Je vous donne quelques explications – il y a beaucoup à en dire. Je remercie l’auteure Julia Galindo de m’avoir envoyé son ouvrage.

De quoi ça parle ?
RéValité, présenté comme un thriller scientifique, se rapproche d’une œuvre de science-fiction, et vous savez que je n’apprécie pas spécialement le genre – premier point embêtant. C’est l’histoire de Gaïa, manipulée par l’entreprise Calista qui lui a implanté une puce dans le cerveau afin de la conditionner et d’en faire ce qu’elle veut. Le roman commence à son réveil à l’hôpital, elle est complètement amnésique. Elle s’échappe de sa chambre et commence alors des rencontres qui peu à peu vont lui faire découvrir qui elle est. Elle accepte une dernière mission : démanteler un trafic d’être humains. L’histoire se place entre cette mission et son aspect un peu glauque et l’environnement apaisant du Mas de Gaïa, maison d’hôte administrée par l’héroïne.

Je veux conquérir ton coeur avant ton corps, connaître ton âme avant tes courbes. Mais je ne suis qu’un homme […] … donc je vais dormir sur le canapé.

Un rythme maîtrisé
C’est donc un roman très contrasté : on oscille entre beauté et tranquillité d’une part et sang et bagarre d’autre part. J’ai beaucoup aimé me reposer après une scène d’action, mais en même temps, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en lisant. J’estime donc que le rythme du roman est parfaitement maîtrisé. Je n’ai été ni noyée dans trop d’action, ni alanguie par la longueur des passages plus doux. Cependant, le passage entre les deux aspects du livre m’ont parfois perdue. J’ai donc eu beaucoup de problèmes de compréhension tout en lisant, le format numérique sur lequel j’étais ne facilitant pas les retours en arrière. C’est sûrement la raison principale faisant que je suis passée à côté du livre.

Des personnages trop lisses
Je suis passée à côté de RéValité aussi à cause des personnages. Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez que j’ai besoin de complexité pour qu’un roman me plaise. En particulier, j’ai besoin d’aspects lumineux et sombres dans chacun des protagonistes, de relief dans leur personnalité. RéValité ne respecte pas du tout ce critère. Je les ai trouvés affreusement clichés, à commencer par Gaïa qui est une guerrière, doublée d’une amie chère, d’une amante exceptionnelle, d’une décoratrice d’intérieur hors pair. Pour moi, c’est trop de qualités pour des défauts bien amoindris : ce n’est pas réaliste. Et ce n’est pas la seule ! Je n’ai donc pas pu m’attacher aux personnages, ce qui est pour moi un gros défaut. Par contre, les relations entre eux, qui peuvent paraître d’un prime abord très simples, se font de plus en plus travaillées au cours du roman.

Une fleur sauvage à la beauté délicate qu’on ne peut apprivoiser en bouquet, mais qui, laissée en liberté, s’épanouit spontanément et qu’on ne peur s’empêcher d’admirer malgré ses pétales toujours froissés… Ca te va plutôt bien. Comme toi, c’est son adaptabilité qui a assuré sa survie.

à propos du coquelicot

Un style qui correspond au genre
Le style d’écriture est, quant à lui, remarquable. Simple, direct, il a l’avantage de se laisser lire de manière fluide. Il colle tout à fait à l’énergie de Gaïa, la narratrice, et ne casse pas du tout le rythme si particulier de l’œuvre. Cependant, il n’a pas été capable de m’émouvoir d’une manière ou d’une autre. Chaque passage sentimental me paraissait un peu artificiel. C’est dommage. Par contre, l’autrice a un sens de l’humour très agréable et on sourit souvent au cours de la lecture, assez en tous cas pour que cela mérite d’être souligné !

Un détail déplaisant
Même si j’ai trouvé que le style était ad hoc, quelque chose m’a un peu gêné : le vocabulaire employé. On retrouve tout au long du livre des termes très techniques et spécifiques concernant notamment le domaine des armes (l’autrice a été militaire), mais aussi de la danse (il y a une scène de tango qui ravira les amateurs). Cela peut être appréciable car témoignant d’une grande culture de l’autrice. Mais hélas, cette culture n’est pas toujours partagée par le lecteur qui devra, au mieux, multiplier les aller-retours entre le dictionnaire et son roman, ou, au pire, avancer dans l’histoire sans comprendre.

Mais quelques aspects vraiment agréables
Il y a quelques détails qui font que ce livre peut se démarquer. D’abord, il se déroule en province ! Dans la campagne ! Et qui plus est, dans le sud ! Enfin un livre dans lequel je peux me sentir chez moi ! En effet, les personnages évoluent à proximité d’Orange. Cela apporte une grande bouffée d’air frais. Ensuite, le roman comportait quelques illustrations, un peu abstraites, que vous pourrez retrouver ici. C’est rare de voir cela de nos jours, et c’est très plaisant. Je félicite l’autrice pour cela.

Oui, ce livre a des qualités, et je l’avoue : c’est un bon livre. Hélas, je n’ai pas accroché au genre plus que ça, ni aux personnages. Je suis donc un peu passée à côté et mon avis final est mitigé. Ceci dit, je peux vous assurer que sa lecture vaut le coup !


« À 42 ans, Julia GALINDO a eu un parcours atypique et déjà vécue plusieurs vies. Du Club Med à l’Armée, de prof de salsa à pilote d’hélicoptère, elle a exercé de nombreux métiers, mais ne pensait pas un jour écrire un livre. »
Source : SimPlement
Le site de l’auteure
Comment elle a auto-édité son roman

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