Maïa Brami : Norma

Quelques mots sur Norma
divinement écrit par Maïa Brami
composé de 114 pages
à l’étage de la littérature contemporaine
publié par Les éditions d’Avallon

Quatrième de couverture

Norma, 7 ans, atterrit en foyer d’accueil sur fond de procès médiatique. Aussitôt, sa fragilité, son crâne nu, focalisent l’attention. Il émane quelque chose de spécial de cette fillette, mais quoi ? Sa présence, tel un révélateur, va bouleverser la vie du foyer, exacerber tensions et passions, précipiter les destins, notamment celui de Léo, adolescent brisé, violent, poursuivi par la poisse et l’incompréhension des adultes.

NORMA EN TROIS MOTS
LUMINEUX
EMOUVANT
(TROP) COURT


Tout d’abord : un très grand merci aux Editions d’Avallon de me faire découvrir un troisième livre de leur panoplie de publications, après L’Eschylliade de Pierre-François Kettler et Cannibale Blues de Béatrice Hammer. Une fois de plus, j’ai lu un excellent roman, et c’est un grand plaisir de parler de cette maison d’édition à tout le monde. Pour rappel, les éditions d’Avallon est une ME à but non lucratif gérée par des bénévoles – les bénéfices vont aux auteurs. Et les livres qu’elle publie ne m’ont jamais déçue !

Une histoire qui promet
La quatrième de couverture en dit suffisamment pour aiguiser une curiosité : Norma, petite fille remarquable à son absence de cheveux, fait son entrée en foyer. Le roman est centré sur les relations qu’elle a avec son entourage, notamment avec Léo, un autre enfant qui désespère le personnel du foyer, et Mira, l’une des surveillantes. Le roman dégage une aura très mystérieuse sans être sombre. En fait, Maïa Brami nous livre ici un roman très lumineux, transpirant l’espoir et la rédemption.

-Si t’appuies sur un bleu, ça lance.
La petite le regarde, interloquée.
– Pareil avec les mots.
– Ils font mal?
– C’est ça, comme des bleus, insiste-t-il, lui décochant un demi-sourire.

Des personnages inhabituels
114 pages, pour un roman, c’est très peu, vous en conviendrez. Impossible de développer des personnages complexes ainsi. Mais Maïa Brami réussit l’exploit de dévoiler des protagonistes à multiples facettes, profonds. On en sait très peu sur eux -pas le temps de les décrire- mais cela suffit à les rendre attachants. Ils ont tous des fêlures, plus ou moins visibles, plus ou moins profondes. Plus on les découvre et plus on s’y attache. Je pense notamment à Mira, la surveillante, qui m’a énormément émue. Mais Norma, qui attire tous les regards dans son foyer, a sans conteste aussi le coeur de son lecteur. Les raisons de sa présence au foyer sont dévoilées à petites touche, ce qui fait que le lecteur la prend de plus en plus en pitié au fil des pages.

Une écriture remarquable
Ce roman ne serait pas aussi beau sans l’écriture poétique et lyrique de l’autrice. Elle sait faire vibrer les mots pour toucher le lecteur au plus profond de lui-même. C’est ainsi que l’histoire de Norma devient plus touchante. C’est ainsi que chaque paillette d’espoir dissimulée à chaque coin du roman devient plus lumineuse. La plume de Maïa Brami est le pilier du roman qui, sans elle, pourrait paraître insipide.

Une fin qui me laisse… sur ma faim
Soulignons un point négatif (il en faut bien un !). Je crois que je m’attendais à une fin grandiose. Des surprises, des feux d’artifice, des événements qui remettent en perspective tous le roman. Et je n’ai rien eu de tout ça… Juste une fin un peu frustrante, à laquelle on s’attend facilement. J’ai trouvé ça dommage, car cela fait que ce roman, bien qu’il soit vraiment très bon, ne me marque pas plus que ça. J’en garderai un bon souvenir, mais sûrement pas des plus précis. C’est un peu dommage étant donné que le reste du roman m’a absolument enchantée.

Retenons tout de même le positif. Norma est un roman magnifique, qui se lit en un tour de main car il est court et passionnant. Il dégage quelque chose de très spécial et vous émouvra sans aucun doute, qui que vous soyez. Faites-lui une place dans votre pile à lire !


Maïa Brami est écrivaine, poète, dramaturge, journaliste. Elle dirige également des ateliers d’écriture. L’enfance et la femme sont au coeur de son oeuvre.
Lauréate de plusieurs Bourses et Résidences littéraires, elle a publié plus d’une vingtaine de livres pour petits et grands traduits dans différents pays. (Source : les éditions d’Avallon)
Son site

Les éditions d’Avallon est une maison d’édition à but non lucratif gérée par des bénévoles passionnés de littérature ; les bénéfices perçus sont directement reversés aux auteurs. Le site ici.

Tous mes services presse

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s